Vaincre le Khenzir


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Hommage

Ce soir, je te rends hommage ma chère Laurence
4 ans presque que tu es partie, que tu m’as laissée sur le côté de la route
Tu ne m’en veux pas si je reste encore un peu ici-bas avant de te rejoindre ?
Sache que je ne t’oublie pas et que tu me manques … terriblement, douloureusement

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Vers le sommet

Cette phrase représente bien l’état d’esprit dans lequel je me suis trouvée durant des années.  Le sommet, c’était l’endroit où je voulais arriver.  Je ne voulais pas être célèbre ou même briller dans un domaine.  Je voulais juste être parfaite.  Très prétentieux me direz-vous ! Mais je suis loin de l’être, croyez-moi… Et j’ai plutôt développer un sentiment d’infériorité qu’autre chose.

Le fait est que j’ai eu  une relation fusionnelle avec mes parents pendant des années.  J’ai été choyée comme personne, aimée comme tout enfant voudrait l’être. Nous n’avions pas, mon frère et moi, tout ce que nous désirions au niveau matériel.  Mais par contre, nos parents (ayant perdu eux-mêmes leurs parents très tôt) nous ont entourés d’une bulle d’amour. Il n’était pas exprimé : on ne se disait pas je t’aime, mais il était là, toujours présent. Mes parents étaient devenus mes modèles.  Toute petite, je les ai idéalisés.  Là où certains enfants disent : plus tard, je veux être infirmière ou avocat, moi, je pensais : je veux être comme eux.  Et dans ma petite tête, être comme eux, c’était être parfait ! Tout simplement !

J’ai alors voulu briller en tout et d’abord à l’école.  J’avais toujours de très bonnes notes, sauf une fois, je suis revenue avec un 0/10 comme si j’étais la plus heureuse.  J’avais enfin une note qui me permettait d’être comme les « gens normaux ». C’était peut-être ma première rébellion.  Malheureusement, il n’y en a plus eu beaucoup d’autres par la suite.  J’ai suivi le chemin qui était tracé.  Fille de deux instituteurs, il était de mon devoir de réussir dans mes études. Je ne devais pas décevoir mes parents.  Je me devais de leur rendre tout ce qu’ils nous donnaient et pour moi, la seule manière qui était en mon pouvoir à l’époque, c’était de briller dans mes études.

La première déconvenue est arrivée lorsque j’ai raté mes premiers examens vers 16 ans.  J’étais alors au début d’une profonde dépression que l’on a soigné avec force médicaments.  A cette époque, cette médication, je la vivais comme une manière de me museler, de me faire taire. Je ne savais pas que je me muselais moi-même. Peut-être avais-je peur que cette rébellion qui était en moi et qui somme toute est normale à cet âge n’éclate et fasse des dégâts auprès de mes parents, ne nous sépare. Je ne pouvais pas les abandonner comme leurs parents l’avaient fait quelques années auparavant.  Nous étions tout ce qui leur restait, nous étions leur vie.

De cette peur est né mon sentiment d’abandon toujours présent quand je m’éloigne physiquement d’une personne chère !!!

Alors, j’ai enfermé dans un coin de ma tête mes problèmes.  J’ai fait comme si tout allait bien.  J’ai réussi mes examens et j’ai entrepris des études universitaires.  C’était le moins que je pouvais faire.

Et là aussi, je me suis plantée.  Qu’à cela ne tienne?  J’ai recommencé mon année.  Je devenais comme beaucoup de jeunes de mon âge.  Je n’étais pas infaillible.  Cette constatation m’a beaucoup peinée.  Je ne réussissais pas là où mes parents avaient réussi.

C’est aussi à cette époque que je me suis éloignée du « nid ».  J’ai pris un kot (oui, je sais, c’est un belgicisme, ça veut dire une chambre) dans la ville où j’étudiais.  Et là, catastrophe, le lien qui nous unissait mes parents et moi s’est distendu.  Dans ma tête, il ne pouvait que se rompre.

Le problème c’est que ce lien, je m’y accrochai comme une noyée mais mes parents, de leur côté, faisaient de même.  Là où je pense, ils auraient dû lâcher du leste.  Comment aurais-je pu avoir confiance en moi si eux pensaient devoir toujours être là pour moi ?

J’ai fini par me rediriger vers une autre voie (première décision adulte, il était temps !) qui m’a beaucoup plus convenu.

Par contre, cette confiance en moi, elle n’est pas revenue avant longtemps.  J’ai dû entreprendre un travail sur moi.  Et j’ai enfin découvert que je n’étais et ne serais jamais parfaite.

Quel soulagement !


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Heureuse

Longtemps, je me suis posée la question de savoir si j’allais ouvrir un autre blog.

Prendrais-je le temps de l’entretenir ? de répondre à mes commentateurs ? Aurais-je encore quelque chose à dire ? Cela intéresserait-il quelqu’un ? Les lecteurs n’en auraient-ils pas assez d’entendre parler de la maladie ? Avais-je envie d’en parler ?

Et puis serais-je seulement suivie ?

C’et surtout cette question qui me gênait … et du coup, j’ai attendu longtemps avant de rendre ce blog public.

Et puis je me suis rendu compte que peu importait la fréquence à laquelle je publiais et les choses négatives qu’on pouvait me dire.  Je me suis rendu compte que j’avais besoin de parler, de me confier, de dire ici les mots que je ne pouvais dire ailleurs. Que j’avais aussi besoin de vos commentaires, quels qu’ils soient, de votre éclairage sur ma vie.

Alors, voilà, je reviens.
Et vous savez quoi ? Je suis heureuse


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Ici

J’écris ici parce que ici, c’est mon endroit à moi et j’ai besoin parfois de
dire des choses que je ne peux dire ailleurs, où je pourrais être jugée ou
critiquée. Et parfois, c’est vrai que je me plains mais tant pis, c’est mon
droit !!
C’est mon espace !!


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Patrick

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Il y a quelques années, quand j’ai ouvert mon premier blog, j’avais consacré la troisième note à la belle soirée que j’avais passée lors du concert de Maurane.
Cette fois-ci, ce fut Patrick Bruel.  Ce n’est pas la première fois que je le vois en live mais à chaque fois, on passe un moment inoubliable, hors du temps, remplie de joie et de poésie !  Il ne nous a pas déçu !
Et cette fois-ci, j’ai partagé ce moment avec Lui et avec ma fille aînée.  Il n’est jamais trop tôt pour découvrir Patrick


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Je me présente

Je m’appelle Juma.  J’ai 43 ans.  Mon chemin a croisé celui de P. (Lui) il y a 21 ans.  Nous nous sommes accordés, éloignés, rapprochés, désaccordés, unis, désunis, soudés. Il est celui qui m’a toujours acceptée telle que je suis, à qui j’ai toujours pu tout dire. Mais depuis quelques temps, les soucis noient notre couple sous une couche de non-dits.

J’ai deux filles qui sont, je suis bien sûr très objective, les plus belles du monde. Elle sont mon seul univers.

Mon enfance a été baignée d’amour. Mes parents sont des gens formidables. Ma famille a toujours été très (trop ?) unie. Nous sommes tous proches aussi bien géographiquement que sentimentalement.

Tout allait  bien dans le meilleur des mondes.  Que pouvais-je souhaiter de plus ? J’avais « tout pour être heureuse » !

Est-il possible d’avoir tout (ou en tout cas l’essentiel) et de se dire : « Je n’ai rien » ? Est-il possible de manquer du manque ?  D’être malheureuse d’avoir trop reçu ? Devais-je me sentir coupable de ne manquer de rien et m’en plaindre ?  Que dire à ceux qui, justement, n’ont rien?

Etait-il possible de se dire « Je ne suis rien » ?

A cause de ce « trop d’amour », j’ai laissé s’envoler mes rêves et mes envies. Je me suis oubliée.  Je me suis perdue.  J’ai voulu être ce que l’on attendait de moi.

Puis, j’ai décidé de simplement devenir MOI. J’y ai presque réussi pendant un moment.

Mais la réalité m’a rattrapée. Et le Khenzir est arrivé dans ma vie.